Pertinence du concept SILLONA

Pertinence du concept SILLONA : des PISTES DE CONFIRMATION

Un passage du livre intitulé « Chagrin d'école » nous conforte dans le positionnement de SILLONA, vis à vis de l'éducation des jeunes à l'écolo-éthique. Son contenu nous fait penser qu'il est tout à fait possible de transmettre les valeurs de cette marque via des activités ludiques et sportives, ce que confirme également Jean-François BOURG.

C'est un chapitre du livre de Daniel PENNAC qui met en évidence l'impact des marques sur les individus, notamment chez les jeunes.

Nous tirons des conclusions, en fin de lecture du chapitre que nous proposons ci-dessous. Mais avant, voici quelques éléments qui vous permettront de situer le contexte de ce livre et plus précisément de ce chapitre.

Daniel PENNAC est un écrivain réputé. Il a la particularité d'avoir été, c'est lui qui le dit, un cancre scolaire. Mais à partir du niveau scolaire de la 3ème, une lumière lui est apparue. Puis également, lui sont apparues deux ou trois autres lumières durant sa seconde.

Les lumières en question, étaient projetées par des professeurs aimants. Ils aimaient l'enseignement de leur matière scolaire, mais également les élèves et particulièrement ceux qui avaient des difficultés à comprendre.

Daniel PENNAC, bénéficiant de ces « amours » s'améliora grandement et réussit finalement ses études. Il devint lui-même professeur, un professeur aimant. C'est, entre-autres, ce qu'il décrit dans « Chagrin d'école ». Étant devenu un écrivain célèbre, il allait à la demande de certains professeurs adeptes de la méthode « professeur-aimant » à la rencontre d'élèves plus ou moins « cancres ».

 

Extraits du chapitre V.5 de « Chagrin d'école », de Daniel PENNAC 

  • Les profs, ils nous prennent la tête, m'sieur !

  • Tu te trompes. Ta tête est déjà prise. Les professeurs essayent de te la rendre.

Cette conversation, je l'ai eue dans un lycée technique de la région lyonnaise (banlieue) ....

De quoi avons-nous parlé, ce jour-là ? De la lecture bien sûr, de l'écriture aussi... et plus généralement de leur rapport à la culture. Il va sans dire qu'ils voyaient un écrivain pour la première fois, qu'aucun d'entre eux n'avait assisté à une pièce de théâtre...

Nous en vînmes à parler de leurs études.

C'est à ce stade de la conversation qu'intervint le Maximilien de service (Oui, j'ai décidé de donner à tous les cancres de ce livre, cancres de banlieue ou cancres de quartiers chics, ce beau prénom superlatif).

  • Les profs, ils nous prennent la tête ! …

  • Comment ça, les profs vous prennent la tête ?

  • Ils prennent la tête, c'est tout ! Avec leurs trucs qui ne servent à rien !

  • Par exemple, quel truc qui ne sert à rien ?

  • Tout, quoi ! Les... matières ! C'est pas la vie !

  • Comment t'appelles-tu ?

  • Maximilien.

  • Eh bien tu te trompes, Maximilien, les profs ne te prennent pas la tête, ils essayent de te la rendre. Parce que ta tête elle est déjà prise.

  • Elle est prise, ma tête ?

  • Qu'est-ce que tu portes à tes pieds ?

  • A mes pieds ? J'ai mes Nike, m'sieur !

  • Tes quoi ?

  • Mes Nike, j'ai mes Nike !

  • Et qu'est-ce que c'est tes Nike ?

  • Comment ça, qu'est-ce que c'est ? C'est mes Nike !

  • Comme objet, je veux dire, qu'est-ce que c'est comme objet ?

  • C'est mes Nike !

Et, comme il ne s'agissait pas d'humilier Maximilien, c'est aux autres que j'ai, une nouvelle fois, posé la question :

  • Qu'est-ce que Maximilien porte à ses pieds ?

Il y eut des échanges de regards, un silence embarrassé ; nous venions de passer une bonne heure ensemble, avions discuté, réfléchi, plaisanté, beaucoup ri, ils auraient bien voulu m'aider, mais il fallu en convenir, Maximilien avait raison :

  • C'est ses Nike, m'sieur.

  • D'accord, j'ai bien vu, oui, ce sont des Nike, mais comme objet, qu'est-ce que c'est comme objet ?

Silence.

Puis, une fille, soudain :

  • Ah ! Oui, comme objet ! Ben, c'est des baskets !

  • C'est ça. Et un nom plus général que « baskets » pour désigner ce genre d'objets, tu aurais ?

  • Des... chaussures ?

  • Voilà, ce sont des baskets, des chaussures, des pompes, des groles, des godasses, des tatanes, tout ce que vous voulez, mais pas des Nike ! Nike, c'est leur marque et la marque n'est pas l'objet !

Question de leur professeure :

  • L'objet sert à marcher, la marque sert à quoi ?

Une éclairante au fond de la classe :

  • A s'la péter, m'dame !

Rigolade générale.

La professeure :

  • A faire le prétentieux, oui.

Nouvelle question de leur prof, qui désigne le pull-over d'un autre garçon.

  • Et toi Samir, qu'est-ce que tu portes-là ?

Même réponse instantanée :

  • C'est mon Lacoste m'dame !

Ici, j'ai mimé une agonie atroce, comme si Samir venait de m'empoisonner et que je mourais en direct devant eux, quand une autre voix s'est écriée en riant :

  • Non, non, c'est un pull ! Ça va, m'sieur, restez avec nous, c'est un pull, son Lacoste, c'est un pull !

Résurrection :

  • Oui c'est un pull-over, et même si pull-over est un mot d'origine anglaise, c'est toujours mieux qu'une marque ! …. parce que ce sont les marques, Maximilien qui vous prennent la tête, pas les profs ! Elles vous prennent votre tête, prennent votre argent, prennent vos mots, et votre corps aussi, comme un uniforme, elles font de vous des publicités vivantes, comme les mannequins en plastique des magasins !

 

Ici je leur raconte que dans mon enfance il y avait des hommes-sandwichs et que je me rappelais encore l'un d'eux, sur le trottoir, en face de chez moi, un vieux monsieur sanglé entre deux pancartes qui vantaient une marque de moutarde :

  • Les marques font la même chose avec vous.

Maximilien, pas si bête :

  • Sauf que nous, elles ne nous payent pas !

Intervention d'une fille :

  • C'est pas vrai, à la porte des lycées, en ville, ils prennent des petits caïds, des frimeurs en chef, ils les sapent gratos pour qu'ils se la pètent en classe. La marque fait kiffer leurs potes et ça fait vendre.

Maximilien :

  • Super !

Leur professeure :

- Tu trouves ? Moi je trouve qu'elles coûtent très cher vos marques, mais qu'elles valent beaucoup moins que vous.

Suivit une discussion approfondie sur les notions de coût et de valeur, pas les valeurs vénales, les autres, les fameuses valeurs, celles dont ils sont réputés avoir perdu le sens...

Et nous nous sommes séparés sur une petite manif verbale : « Li-bé-rez les mots ! - Li-bé-rez les mots ! », jusqu'à ce que tous leurs objets familiers, chaussures, sac à dos, stylos, pull-overs, anoraks, baladeurs, casquettes, téléphones, lunettes, aient perdu leurs marques pour retrouver leur nom.

Le bout de texte, ci-dessus, vaut bien une étude comportementale.

 

Nous en tirons les observations suivantes, en rapport avec les démarches de SILLONA.

1. L'on voit bien dans les échanges avec les élèves que ceux-ci s'approprient les marques, soit pour frimer et se repositionner socialement sur le plan visuel (« pour s' la péter »), soit par rapport aux valeurs que leur inspirent les marques, soit enfin pour s'identifier à tel ou tel sportif. Le plus souvent les marques inspiratrices sont issues du « sport ». L'on voit ici les raisons de la potentialité d'exister pour une marque telle que SILLONA. S'identifier au sport est pour beaucoup la première des intentions, ce que SILLONA offrira. Permettre de s'identifier à une classe sociale, dans un premier temps, cela ne sera pas possible ; il faudra du temps avant d'y arriver, le temps de se faire connaître (d’où l'intérêt de faire largement de la pub au tout début de son activité).

2.  Ils font presque, des objets qu'ils portent, des objets cultes. Pour SILLONA, ce n'est pas le but, mais peut-être faut-il en passer par là. Et si cela doit être, il faudra du temps avant d'y arriver (d’où l'intérêt, encore, de faire de la pub au tout début de son activité).

3.  Être homme ou femme-sandwitchs, ne semble pas les déranger. En fait, c'est ce dont SILLONA à besoin : être vu et revu, cela permet de faire passer les valeurs de la marque.

4.  « Cancres » des banlieues ou « cancres » des quartiers chics ! La tactique commerciale de vente directe en réunion (VDR) chez les particuliers, permet de « toucher » les adolescents des quartiers chics. Celle de la VDR auprès des associations sportives permet de joindre, une partie minoritaire certes, des adolescents des banlieues.

5.  « Les fameuses valeurs, celles dont ils sont réputés avoir perdu le sens... » La plupart des adolescents ont fait de leurs marques préférées un éponyme. En fait cela irait très bien à la marque SILLONA que l'on puisse dire d'elle qu'elle est synonyme de valeurs écolo-éthique. Ainsi désigner SILLONA comme étant une marque qui sous entend « écolo-éthique » dans le monde du sport, ce serait gagné !

6.  « S'la péter ». Bien-sur ce n'est pas l'objectif de SILLONA de faire en sorte que les ados deviennent prétentieux. Elle vise bien, en premier lieu, à éduquer à l'écolo-éthique. Mais on voit bien qu'une marque comme TIMBERLAND – qui est simplement positionnée « nature » – ne trouve pas de « preneurs » chez la jeunesse des banlieues et très peu chez celle des quartiers chics. Impossible de « s'la péter » avec TIMBERLAND. Ses références ne sont pas suffisantes, dans le monde des jeunes.

 

 

C'EST DONC  PAR  LE  SPORT  QU'IL  FAUT  ABORDER  LES  JEUNES, afin de faire de l'éducation ludique, orientée écolo-éthique. Et comme nous l'avons constaté lors de cette lecture, le prix des objets n'est hélas pas un frein pour cette jeunesse avide de reconnaissance. Donc, il semble possible d'aller se frotter aux leaders.

 

 

Aborder les jeunes par le sport, afin de leur inculquer « l'écolo-éthique », c'est ce que confirme Jean-François BOURG, économiste spécialisé dans le sport, auteur d'une dizaine d'ouvrages dédiés au sport et à l'économie du sport, lequel avait été sollicité pour une aide afin de trouver une solution pour démarrer SILLONA. De plus, cet économiste du sport est l'adjoint au maire de la ville de Brive (sous-préfecture de Corrèze), en charge du sport dans cette très grosse localité.

 

Jean-François Bourg, nous dit en ces mots :

« Tout d’abord, je tiens à saluer votre projet dont l’intérêt et la pertinence me paraissent incontestables. Ensuite, s’agissant de votre sollicitation, je ne vois pas hélas quelle contribution je peux vous apporter. En effet, mes activités universitaires d’économiste, chercheur et enseignant ne me conduisent pas à rencontrer des partenaires potentiels pour vous accompagner. Enfin, et dès lors, je ne peux que former des vœux de succès pour cette initiative bienvenue ».

 

Georges PERNOUD *, un autre personnage médiatique de la TV, à déclaré**: "... c'est par les enfants que passera la mise en pratique de l'écologie, via l'école***..."

* Georges Pernoud est le créateur de l'émission THALASSA, sur France 3

** Déclaration du 02/10/2015 à l'occasion du journal de 13h sur France 2

*** Sillona ne sera pas un moyen scolaire, mais le sport est également un moyen éducatif reconnu. 

 

 

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